
Les premières importations d’automobiles, dont une électrique, débutent à la fin du XIXe siècle au Japon. À partir de 1910, les prototypes de véhicules électriques japonais sont créés. En 1930, une collaboration entre une société de production électrique, une de batteries et un équipementier conçoit des bus électriques pour le transport urbain. Ils sont expérimentés dans la ville de Nagoya, leurs batteries sont rechargées avec les surplus de production des heures creuses nocturnes. Avec un système ingénieux de glissières, on peut remplacer les batteries en 10 minutes. En 1938, on compte 27 véhicules de ce type dans tout le pays.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’essence est rationnée au Japon. Le pays est détruit, mais des centrales électriques continuent de tourner.
En 1947 la société Tachikawa arrête la production d’avions militaires pour des véhicules électriques, elle devient la Tokyo Electric Car Company. Elle conçoit la première voiture électrique, fabriquée en série, au Japon : la Tama. On y retrouve le système de glissière pour les batteries amovibles et des innovations du domaine de l’aéronautique appliquées à la carrosserie pour rendre la voiture plus aérodynamique. Le premier modèle de Tama peut rouler à une vitesse maximum 35 km/h et dispose d’une autonomie de 65 km. En 1949, un nouveau modèle peut atteindre une vitesse de 55 km/h pour une autonomie de 200 km. Toutefois, en 1950, les conséquences géopolitiques de la guerre de Corée provoquent la flambée du cours du plomb… le prix des batteries monte en flèche tandis que celui du pétrole dégringole. La mobilité électrique n’est plus compétitive par rapport aux voitures thermiques.
À la fin des années 1990, les constructeurs automobiles japonais travaillent avec succès sur de nouveaux prototypes de véhicules. Aujourd’hui, le Japon est un des pays leaders dans le domaine de la mobilité électrique, il vise même à ne produire plus que ce type de véhicules d’ici à 2050.
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