
Face à une pénurie de carburant due à l’occupation allemande, Peugeot présente son VLV électrique en 1941. Cette petite voiture légère de ville a une autonomie maximale pour un coût minimal par kilomètre : «rayon d’action : 75 kilomètres, dépense pour la charge des batteries : 5 francs. Soit le kilomètre à 6 centimes 6», note l’Argus de mai 1942.
Ce coupé décapotable deux places est réservé aux petits conducteurs – les grands gabarits doivent impérativement rouler capote ouverte – atteint une pointe à 36 km/h !
Ce véhicule est très léger et minimaliste : 160 kilos des 4 batteries de 12 V reliées en série sous le capot avant, 180 kilos pour la structure en aluminium. Conçue pour un usage urbain, cette voiture sera utilisée en priorité par les postiers et les médecins.
Produite à 377 exemplaires de 1941 à 1945 – on en connaît aujourd’hui une demi-douzaine –, elle fut construite non pas à Sochaux, occupé par les Allemands, mais en région parisienne. Petite, légère, maniable, économique et propre… Une parfaite citadine pour affronter la pénurie de carburant pétrole.
Pour aller plus loin :
Un article du site automobile propre
Un article de la gazette de Drouot

