Les murs à pêches de Montreuil

1850 Les murs à pêches de Montreuil_Paleo_Energetique

Les « murs à pêches » firent leur apparition au cours du XVIIème siècle à Montreuil, près de Paris. Chaque parcelle, ayant une géométrie étroite et allongée, orientée nord-sud, est protégée par ces murs. D’une hauteur d’environ 2,70 mètres, ils sont constitués de moellon, de terre et sont enduits de plâtre, ce qui leurs assure une bonne inertie thermique, c’est-à-dire un pouvoir de conserver la chaleur. Ils servent à la fois à protéger les cultures des intempéries, mais aussi à emmagasiner la chaleur du soleil durant le jour pour la restituer la nuit. Cela permet de cultiver des variétés de fruits habituellement réservées à des climats plus doux que celui de Paris, notamment les plus prisées, les pêches.

Les pêchers sont plantés près des murs. Ils sont taillés pour se plaquer au maximum sur le mur et bénéficier de la chaleur fournie. La partie centrale de la parcelle est utilisée pour cultiver des arbres fruitiers qui ne nécessitent pas la protection des murs, comme les pommiers.

Les pêches de Montreuil deviennent célèbres et connaissent leur apogée à la seconde moitié du XIXème siècle. Elles sont alors exportées à Londres, à Berlin et même en Russie. Les nombreuses parcelles, protégées par près de 600 km de murs, couvrent 320 hectares, soit près d’un tiers de la ville. De nombreuses variétés de pêches cultivées aujourd’hui y ont été créées.